Ora & Labora : Déballage

On avait quitté Uwe Rosenberg faisant du trafic de légumes en Chine dans Aux portes de Loyang, le voilà qui revient pour remettre les choses…dans les ordres. Car dans Ora & Labora (« prier et travailler » in french), on se met au travail dans notre monastère, pris entre notre église adorée et ses tourbes, son bétail, son bois, sa bière. Bref, je ne pouvais pas manquer le nouveau titre du maître Rosenberg, Ora & Labora édité chez Filosofia. Reçu à Noël, j’en profite pour vous faire un petit zoom sur la séance de déballage. Sans y aller par quatre chemins, je ne vous cacherai pas ma déception sur ce déballage : maniaques, abstenez vous de lire cet article !

Sans plus tarder j’arrache fiévreusement le film plastique et j’ouvre la boite.

Bon, pas de rangement cartonné, pas de thermoformage : on a l’habitude pour un jeu Rosenberg. On ne tarde pas à croiser des planches de cartons bourrées de petites tuiles, d’ailleurs on aperçoit les sachets de rangement, on croise également des meeples religieux et les matières premières sculptées à la forme correspondante (une buche pour le bois, un mouton pour les moutons…façon Agricola). Des paquets de cartes format Mini-Euro (Endeavor, Tobago, Egizia…), un format standard que l’on retrouve fréquemment. Une jolie surprise ses pièce en bois, il semble que certains morceaux proviennent des restes de « Aux portes de Loyang » mais le pion Prieur est original.

Allons sur « l’emblème » d’Ora & Labora : le Disque. Première inquiétude : je me voyais déjà appeler la hotline car je n’avais pas trouvé un petit support plastique pour fixer la roue, heureusement il s’était caché entre deux planches de jetons. Assemblons cette trouvaille ludique (et surtout ergonomique) « révolutionnaire » 😉

Bon, et bien ça flotte ! Il y a un jeu terrible qui rend le disque très instable, espéront qu’il ne soit pas trop sollicité en partie et gageons que les prochaines versions du mécanisme s’inspirent de SkyScraper. A noter que les disques sont recto/verso ce qui indique qu’il faut régulièrement les démonter à chaque changement de nombre de joueurs. Le moment tant attendu est maintenant arrivé, c’est l’heure du DEPUNCHAGE, 8 Planches, 8 pour M’sieur Julien !

HORREUR ! Le carton est de piètre qualité ! Mais, mais … Ou en sommes-nous arrivé ? Grosse déception sur ce dépunchage, habituellement très agréable. Au vu de la quantité de pièces j’ai jamais eu aussi mal aux mains et surtout hâte que ça se termine là ou d’habitude j’en redemande. On commence à regretter Ystari, sans aucun fanatisme. S’il vous plait Filosofia dites nous que c’est un accident de parcours. C’est empreint de tristesse à la perte de jetons que j’entame la phase de rangement.

Bon, j’ai mis de coté ma tristesse, mon mal de main et les cadavres de carton pour attaquer cette phase qui consiste à trier les jetons, parce que oui j’aime dépuncher… d’habitude… et ranger tout à la fin. Ici rien de nouveau, chaque type de jeton a son sachet donc on prend son petit sachet et on y met les petits jetons mais en fait… les sachets… et bien rendez-vous compte… non, je plaisante, ils n’ont rien d’anormal, un sachet habituel qui sache comme on lui demande, prenez-en de la graine Monsieur Carton.

Comme Le Havre et d’autres avant lui, tout les sachets se rangent en vrac avec les plateaux, les disques et les règles. On ne regrettera pas le thermoformage qui n’a jamais été présent dans un jeu de la série mais on continuera de pester sur le carton et pleurer ses pièces abîmées.

Conclusion

Fort de sa réputation, c’est avec beaucoup d’envie que j’ai pris la boite de Ora & labora, déjà sur mon petit nuage : la quantité de jetons à dépuncher, la nouvelle roue et ses jetons en bois à la taille personnalisée, ses règles très complètes, ses plateaux de jeux … Ah ! lala, un doux rêve.

DDDRRRRIIINNNNGGGG ! (le réveil sonne) Oui, il y’a du matos, oui il y’a des jetons, non le matos n’est pas de super qualité mais tout n’est pas si noir. Après tout, abîmer 10 jetons sur 500 c’est dérisoire, et il y a fort à parier qu’ils pourraient très bien ne jamais être sollicité durant une partie. Cela dit, le maniaque et/ou le collectionneur (oups, c’est mon cas) qui d’habitude fait tout pour éviter les mauvaises surprises a ici le front qui perle à grosses gouttes. Espérons qu’il s’agit d’un incident exceptionnel, et qu’une future nouvelle édition redorera l’image qualitative du matériel du jeu, que ça soit pour les tuiles ou le système de fixation de la roue.

Auteur: Cubenbois

Développeur Web & Mobile à ses heures, le spécialiste matos de la bande il n'aime qu'une seule chose le Cube en bois (et un peu de pièces en carton). C'est un fondu de jeux de simulation/gestion, toujours prêt à dégainer une boîte.

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2 Commentaires

  1. Je suis prêt à tester…..quand tu veux Ju ! ! !

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  2. Ju m’a déjà fait tester ! 🙂

    Je rassure nos lecteurs : les remarques de Ju sur le matériel sont légitimes, mais ne sont effectivement pas gênantes durant les parties ! Enjoy !

    Répondre

Trackbacks/Pingbacks

  1. Caverna : Déballage - Ludopoly - […] Oui … Trés ! Filosofia a effacé l’ardoise du calamiteux matériel (le matériel pas le jeu) d’Ora & Labora et…

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